Compte rendu Agir!-PSL  de la Commission nationale du 11 décembre 2025

Compte rendu Agir!-PSL  de la Commission nationale du 11 décembre 2025

Lors de la commission nationale, le jeudi 11 décembre, nous sommes intervenus sur différents points :

Dans son introduction, le secrétaire général a attribué la faiblesse de la mobilisation du 2 décembre au contexte d’incertitude sur le budget.

Nous avons apporté d’autres éléments d’analyse : « La mobilisation du 2 décembre a été limitée. Pourquoi ? D’abord, nous pensons que c’était bien d’appeler à la grève, car l’essentiel, c’est bien le rapport de forces créé par la mobilisation.

Mais, alors que la colère est grande et que nous avons des revendications justes, la mobilisation est restée limitée : pourquoi ? Il y a plusieurs raisons :

– 1° : Il est difficile de remettre dans l’action les collègues après avoir arrêté la mobilisation de la rentrée : il n’y a rien eu après le 2 octobre.

– 2°: Pourquoi n’y -t-il pas eu d’appel intersyndical spécifique ESR ?

– 3° :Quelle analyse faisons-nous de la suspension de la réforme des retraites ? D’un côté, c’est, incontestablement, une première victoire ; mais, d’un autre côté, c’est une victoire si on se place bien dans la perspective de l’abrogation, de continuer le combat jusqu’à l’abrogation. Sinon, le risque, c’est de voir revenir de mauvaises réponses (capitalisation, retraites par point). C’est donc bien la mobilisation qui est décisive.

– Or, au-delà du 2 décembre, il n’y avait pas de perspective de suite

Voulait-on vraiment réussir cette journée de grève et d’action ? Que faisons-nous réellement pour obtenir l’abrogation ? »

Il n’y a pas eu de réponse, ni même d’échanges. Néanmoins, la commission nationale a évoqué la nécessité de mobiliser au sujet des budgets dans les établissement et au sujet de l’augmentation des droits d’inscription.

Nous sommes intervenus aussi sur le budget de la Sécurité sociale : « Nous avons besoin, pour discuter avec les collègues, d’une analyse du budget de la Sécu voté en début de semaine. Cette analyse peut être réalisée au niveau fédéral. Une analyse qui dépasse les manœuvres politiciennes soigneusement mises en scène pour faire croire que tout se joue à l’assemblée, pour occulter que le rapport de forces, la mobilisation sont essentielles. Ce budget répond-il ou non aux besoins des salariés ? Il faudrait aussi rappeler la création même de ce PLFSS et l’enjeu de cette création (cela été évoqué dans le dossier sécurité sociale du Mensuel d’octobre) ».

Nous sommes également intervenus pour dénoncer le bellicisme : « suite à la déclaration du Chef d’état-major des Armées appelant à se résoudre à perdre ses enfants, les étudiants sont inquiets. Le 10 décembre, une grande majorité de députés s’est prononcée pour augmenter le budget des armées. La FSU doit réagir : la FSU est membre du mouvement de la paix ».

Nous sommes encore intervenus pour dénoncer la politique de retrait du CNRS de la recherche dans les universités. Officiellement abandonné, la politique des Keylab continue de fait à travers le retrait du statut d’UMR au détriment de laboratoires. Nous avons relancé notre demande de recensement.

Nous sommes aussi intervenus sur les revendications : « Le Snesup a adopté un programme en huit mesures. Mais mettons-nous en œuvre réellement ce programme ? Ainsi, nous sommes contre la LPR, mais nous disons que le ministère doit respecter les primes de la LPR. Nous sommes pour le 100 % Sécu, mais nous expliquons en détail la PSC. Allons-nous porter notre programme aux élections professionnelles ? De plus, il faut l’actualiser, par exemple y introduire la défense de la paix ».

Nous avons participé à la rédaction de l’appel de la commission nationale. Nous avons pu y introduire une référence à la loi LRU. En revanche, nos propositions pour rappeler la mobilisation de septembre et pour dénoncer la marche à la guerre ont été écartées. L’absence de référence au combat pour la paix nous a conduit à voter contre l’appel de la CAN.

Point d’info sur les élections professionnelles : la plupart des établissements a opté pour les mêmes modalités de vote : une seule plate-forme pour l’ensemble des scrutins, les mots de passe seront transmis via ENSAP. Il ne sera plus possible que les vacataires du sup, affectés dans le second degré, votent deux fois.

 

 

 

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